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Le numéro 164 de Géologues est consacré à l’évolution des métiers et
des pratiques dans les géosciences appliquées. Après un hommage aux
fondateurs de notre Union, nous avons voulu, tout d’abord, faire un
point dans les différents secteurs d’activité de notre profession depuis
les substances minérales ou énergétiques jusqu’au développement plus
récent, tout au moins dans sa formalisation, de l’environnement. Par la
suite nous traitons de formation et de métiers.
Parmi les auteurs des différents articles vous retrouverez des
signatures de nos grands anciens donnant des points de vue historiques,
mais également des nouveaux montrant que la relève est progressivement
assurée et ceci, bien heureusement.
Si les articles montrent, bien sur, l’importance des nouvelles
techniques et leurs apports, il n’en reste pas moins que la démarche
intellectuelle équilibrée entre l’observation et l’utilisation constante
mais raisonnée des outils de modélisation, est à la base de nos métiers
et de nos pratiques. On trouve également la description des rôles que
sont amenés à jouer les différents praticiens, ce qu’il est toujours
utile de montrer à nos jeunes pour qu’ils prennent conscience du mieux
possible de leurs futurs métiers, au quotidien. Enfin, quelques exemples
de formation sont présentés.
Notre profession évolue, se diversifie et la société sensible aux grands
enjeux de demain demande, si l’on lit le rapport de Jacques Varet, que
le nombre de géologues formés augmente d’une manière très sensible dans
les années à venir. Pour cela un effort de formation, en adéquation avec
les besoins, doit être réalisé par les universités et les écoles. Je
suis convaincu que les formateurs doivent dialoguer du mieux possible
avec les praticiens. Dans cet esprit et à la mémoire de J.-M. Quenardel,
nous organisons le 6 mai prochain avec la SGF une journée d’échanges
sur les interactions entre ces partenaires, dont la coopération est
indispensable (voir programme page 5).
D’une façon similaire, il nous semble que la frontière artificielle
entre les sciences fondamentales et appliquées ne doit pas perdurer. Le
rapprochement entre SGF et UFG rejoint par le CNFG que nous essayons de
réaliser, va dans cette direction et devrait porter ses fruits pour
l’ensemble de notre communauté et en particulier pour les jeunes
générations. Pour être entendu, il faut parler d’une voix unie et forte,
avec un respect réciproque des valeurs de l’autre.
P
our être un instant dans l’actualité, nous devons penser au drame que
vit Haïti et aux trop nombreuses victimes engendrés par une
impréparation notoire à cet événement inéluctable, évidemment lié à
l’état économique de ce pays. Le séisme, beaucoup plus violent subi par
le Chili est, à ce titre, tout à fait démonstratif. Mais, il convient
sans doute de rester humble en pensant que dans d’autres pays plus
développés, les autorités sont souvent insensibles au signalement des
risques naturels. Le pays le plus puissant du monde n’a pas entendu les
rapports sur l’état des digues de la Nouvelle-Orléans, et chez nous un
document du Commissariat général au développement durable fait état de
la croissance du nombre de logements construits en zones inondables :
prés de 100 000 entre 1999 et 2006.La tempête Xyntia et ses conséquences
illustrent malheureusement ce dernier point. Peut-être qu’une voix
géologique forte et unie serait mieux écoutée.
Pour terminer je souhaite rendre un hommage à notre rédacteur en chef
qui vient de recevoir le prix Georges Millot de la SGF pour son action
continue dans la diffusion des connaissances. Bravo Gérard !
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